Le Baron5 is working on new things.
Subscribe to our newletter to stay in touch !
Don't be afraid, we won't spam you.

>

 

Le Baron5 reviewed by peek-a-boo-magazine.be for the concert at FANTASTIQUE NIGHTS 07-03-2012

Les Fantastiques always have a local act on first, and this time, it's Le Baron 5. Tried and tested indie rock trio - lead/vocals with a drum & bass backing, except - err - no guitar?

Nope - Cheezy synths instead. They even dare to throw in an instrumental with long whacky solos on what looks like a Crumar DS2. It's a real pleasure to hear something with such a strong synth focus which is done totally live.

Overall, I thought very Devo, in both sound and attitude, with a healthy dose of Magazine and The Associates thrown in. Great tunes, great vibe. Tops!

Le Baron5 interviewé sur metrotime 18-05-2009

Le Baron 5 : un trio qui remue les foules

Glam rock. Electro. Kitsch pop. Punk . Les définitions divergent. Une chose est sure : le trio bruxellois du Baron 5 balance la sauce et nous en met plein les oreilles avec leur musique frénétique. Un objectif : faire danser son public et y aller à fond. Dernier défi en date : la première partie de Starving au Botanique. Rencontre avec cet « ovni » de la scène belge.

Comment définiriez-vous la musique du Baron 5 ?
Julien : Pour moi, c’est glam. Je me sens plus influencé par ce courant-là en tout cas.
Bertrand : On parle toujours de glam, mais moi je considère notre musique comme de la kitsch pop.
Laurent : Avec une énergie un peu punk.
Julien : Si je devais nous résumer, j’utiliserais le mot « obsession ». Au-delà du genre ou de l’esthétique, c’est une musique frénétique.
En fait, par rapport à notre style ou à ce qu’on fait, je pense qu’on n’a pas du tout une démarche qui consiste à se dire ‘on fait ça ou ça’. On est spontané. Une alchimie s’est produite entre les trois musiciens qu’on est.

Il y a aussi un côté années ‘80 dans votre musique, non ?
Laurent : C’est dû au fait qu’il y ait du clavier et que Julien a une voix un peu années ’80, mais ce n’est pas voulu. Ce qui se passe, c’est qu’on n’a pas de guitariste. Et on fait beaucoup moins remarquer aux groupes de guitare leur côté années ’80 qu’aux groupes de clavier comme nous.
Julien : C’est un peu de la faute de la mère. Gamin, elle m’a fait écouter plein de musiques différentes, dont Mozart et les années ‘80 et ça m’a un peu perverti, sans le vouloir. En même temps, je dois avouer que, dans le fond, j’aime beaucoup les années ‘80. J’aime la nostalgie, tout en ayant la pêche, ce paradoxe des années ‘80.
Par contre, on a un truc des années ‘80 qui est pas mal : c’est le fait d’y aller à fond. Moi, souvent, maintenant, je m’ennuie au niveau musical, que ce soit au niveau national ou même international. Il y a une envie de casser la baraque chez nous. C’est même plus important que l’esthétique. Ca rejoint, je pense, la philosophie des années ‘80.

Si ce n’est pas une volonté de sonner années ‘80, que ce ne sont pas spécifiquement vos influences, quelles seraient-elles alors ?
Julien : Pour moi, c’est très clair. Je suis un grand fan de David Bowie. Par contre, les Cure, ce n’est pas du tout mes influences.
Pourtant, on les cite souvent quand on parle de vous.
Julien : Oui on les cite souvent, malheureusement, bien que j’aie beaucoup de respect pour ce groupe.
Betrand : Au départ, moi, je sentais bien notre groupe comme un mélange entre Add N to (X) et Stranglers. Add N to (X) pour le côté fougueux et bordélique. Après, je trouve qu’il y a l’une ou l’autre références à Pulp.

Vous commencez à pas mal tourner maintenant et pourtant vous ne proposez pas encore de nouvel album, c’est une démarche stratégique ?
Laurent : On est en train de composer pour le moment. Et on tourne avec un set qu’on n’a pas spécialement envie d’enregistrer. On a plutôt envie d’enregistrer de nouvelles choses et d’aller un peu plus loin avant d’enregistrer.
Julien : Il y a une réalité commerciale qui est là aussi. Sortir un album parce qu’on a clôturé une session de quelques morceaux et essayer tant bien que mal d’en vendre 200, ça ne m’excite pas. On a sorti un EP de morceaux live. Mais c’est plus le label qui a insisté. Nous, on estime que c’est trop tôt. On n’est pas prêt, tout simplement. Tu parlais de stratégie, et bien moi, j’ai plus envie de faire monter la sauce au lieu de sortir quelque chose trop tôt.
Laurent : On veut travailler davantage le son aussi.
Julien : Au-delà du son, j’ai envie d’avoir de vraies compositions. On est assez préoccupé par la qualité.

En même temps, vous vous configurez davantage comme un groupe scénique maintenant non ?
Laurent : C’est clair qu’on n’a pas envie d’aller en studio pour enregistrer exactement la même chose que ce qu’on propose sur scène. C’est vraiment un autre travail, il faut aller plus loin.
Julien : Pour la scène, l’avantage, c’est qu’on a l’énergie. C’est ça qui va être dur pour l’album d’ailleurs. Sur scène, on a cette énergie. Sur CD, il faut autre chose.

Vous avez participé à la Boutik Rock, quelles suites cela vous a donné ? Cela vous a-t-il ouvert des portes ?
Julien : Tout d’abord c’était gai d’y jouer, la scène était bien organisée et c’était une première au Botanique. On s’est bien amusé et suite à cela deux concerts aux fêtes de la musique sont tombés. Peut-être d’autres même. Globalement, ça a eu de bonnes répercussions. On a eu pas mal de chroniques. Je ne les ai pas toujours comprises d’ailleurs. En les lisant en tout cas, on a constaté que, de fait, on nous voyait un peu comme des ovnis.

Propos recueillis par Amandine Vandermeir

http://www.metrotime.be/Le_Baron_5__un_trio_qui_remue_les_foules.html


Chronique du concert au Botanique par Music in Belgium 27-04-2009

Après quelques concerts d'échauffement (dont un au Madame Jojo's de Londres quand même), Starving venait présenter officiellement son nouvel album, "Les Confidences d'Annabelle", à la Rotonde du Botanique ce jeudi 23 avril. L'occasion de suivre l'évolution des compositions timidement interprétées au Riffs 'n' Bips en octobre dernier…

Ils avaient confié la première partie à un groupe bruxellois prometteur, Le Baron5, qui commence sérieusement à faire parler de lui. Emmené par un chanteur claviériste un peu déjanté qui, en plus d’être élégamment sapé, est doté d’une voix particulière, très haut perchée, qui fait penser tout autant à Fred Schneider des B-52’s qu’à David Byrne. Les sons qu’il sort de son synthé, entre orgue et harmonium électronique, nous renvoient également vers ces influences, ce qui n’est pas très courant de nos jours.

Il est entouré d’un batteur qui utilise efficacement les différents éléments de son instrument, ainsi que d’un bassiste qui ne se contente pas de frôler la première corde (par moments, The Cure n’est pas loin)... La symbiose créée ainsi entre les trois musiciens est parfaite. Et contrairement à Keane ou à Papa Dada (qu’ils distancent aisément), la guitare ne manque absolument pas… Si on peut leur faire un petit reproche par rapport à la prestation de ce soir, c’est qu’elle était trop longue de deux morceaux. En effet, la répétition de certains sons devenait un peu ennuyante sur la longueur. Mais ils ont du potentiel, et la multiplication des concerts devrait leur permettre de gommer ce détail. Rendez-vous en finale du Concours Circuit?

Il aura donc fallu attendre 5 ans avant que Starving ne donne un successeur à "Tout N’est Pas Rose". Après des changements de personnel et de maison de disque, "Les Confidences d’Annabelle" est enfin sorti en février dernier. Dans la foulée, le groupe repart sur les routes pour colporter les sons électro à vocation rock qui font sa marque de fabrique, comme le démontre la puissante intro de "Annabelle", l'impeccable premier titre. Le riff (pourtant simple) de la guitare de Mike Debels est tout simplement impressionnant. Puis c’est Claudia Chiaramonte, petit bout de femme plein de char(is)me, qui s’empare du micro et entame son voyage dans la peau du personnage principal de l’album.

Un album qui s’écoute comme une histoire dont les chapitres vont être, à une exception près, récités exactement dans le même ordre que sur le CD. Au milieu du set et au plus fort de la progression vers des sommets d’intensité, "Enervé", seul rescapé du premier album. Avant cela, on se sera régalé sur "A L’envers" (et les prouesse vocales de Claudia), "Elixir" aux paroles parfois tendancieuses (mais on connaît l’ambiguïté et le double sens des textes du groupe) ainsi que l’excellent single "Nos Acides".

Par après, l’énergie est quelque peu retombée, avec des titres plus faibles comme "On Passe L’Amour" ou "Fou De Nous". Par contre, le final, "Bye Bye", Claudia simplement accompagnée de la claviériste Pauline Vanisacker, était tout simplement magnifique. A propos, cette dernière a l’air toute timide mais quand elle se retrouve derrière un piano, elle rayonne.

C’est d’ailleurs avec ce titre qu’ils auraient dû clôturer la soirée, voire éventuellement revenir avec l'un ou l’autre morceau du premier album, genre "La Plage" ou "Allumeuse" (ah, ce petit briquet…), histoire d'enflammer une dernière fois la salle. Au lieu de cela, la moitié du groupe nous a joué deux versions inédites, qui auraient peut-être mieux fait de le rester: "Clubber" en version acoustique avec un passage mi jazzy mi bluesy et "Nos Acides" en mode western. Tout le monde est revenu sur scène pour une troisième (!) interprétation de "Clubber" ("parce qu’on l’aime bien", argumentera Claudia). Cela ne dérangera toutefois pas un public, bien présent, mais trop poli. Ou en tout cas très (trop?) sage. Soit. On retiendra surtout le set principal, avec les titres du nouvel album qui tiennent définitivement bien la route…

 


 Interview capillaire du Baron5 par ParisRocks ! 25-04-2009

En avril 2007, j’ai subi un tel traumatisme capillaire que j’ai attendu décembre 2008 avant de laisser qui que ce soit retoucher à ma tignasse défrisée. Je me suis dit, avec les coiffeurs en activité, ça ne fonctionne pas, ils veulent toujours couper trop radicalement afin de marquer leur territoire sur nos têtes, comme si nos petits cheveux amputés allaient crier au monde : « Regardez comme je suis frais et vigoureux depuis que je suis allé chez * Beeeep * ». Je m’en suis donc remise aux mains de mon grand-père, quatre-vingt-onze ans, styliste capillaire fort d’une carrière longue de cinquante ans. Attendez, il coupait les cheveux des résistants en 1943 ! J’ai passé les fêtes de Noël avec les cheveux attachés. Les trois mois suivants aussi d’ailleurs. Passé quatre-vingt ans, la vue, ce n’est plus ce que c’était. Mais en théorie ma coupe était pas mal. En fait c’est plutôt comme s’il m’avait fait deux coupes. Une du côté droit et une à gauche de ma raie. Bizarrement, il y a trois semaines, j’ai laissé mon ami JB, sorte de mini dictateur en matière d’accessoires masculins, me faire exactement la même chose. Preuve que s’il y a bien un domaine où l’on n’apprend pas de ses erreurs c’est dans les coupes de cheveux.

Si je vous parle de tout cela, c’est parce que lorsqu’on rencontre les trois garçons du Baron 5, on est fasciné par les divergences capillaires régnant au sein de ce groupe. N’apprend-on pas en Belgique que la cohérence d’un groupe tient d’abord à la coupe de cheveux ? À Paris, les membres d’un mouvement un peu passé à présent s’étaient tous mis d’accord sur le port de la mèche, tous sexes confondus. Et on sentait vraiment qu’ils étaient tous sur la même longueur d’onde . Bon, le problème c’est que c’était celle de la médiocrité. C’est bien d’être tous d’accord. Forcément, le Baron 5 doit donc avoir d’autres ambitions si ce n’est pas de se faire pousser la mèche en rythme. Passons en revue ces trois profils assez complémentaires.

Prénom : Bertrand

Instrument : Basse

Qualité du cheveu : Brun, épais, souple

Relation familio-capillaire : Bertrand retourne tous les deux mois dans sa ville natale où sa famille réside pour se faire couper les cheveux. Cela représente pour lui une sorte de point d’encrage inexorable mais aussi un retour aux sources. 

Prénom : Julien

Instrument : Synthétiseurs

Qualité du cheveu : Châtain clair, épais, frisé

Relation familio-capillaire : Après une traversée du désert mêlée à un parcours du combattant (les coiffeurs ne comprennent pas ses cheveux), Julien a appris à devenir plus autoritaire quant à ses attentes en matière de coupe. Du coup, il n’est pas vraiment la coqueluche des coiffeurs bruxellois. Il s’en remet donc plutôt aux talents de sa maman ou ceux de sa copine pour rafraîchir sa coupe.

Prénom : Laurent

Instrument : Batterie

Qualité du cheveu : Chatain foncé, épais, raide

Relation familio-capillaire : Petit, Laurent allait chez Aldo avec son papa. Mais le salon sentait vraiment trop la laque Elsève alors il a laissé ses cheveux pousser jusqu’aux fesses parce que ça l’a un peu traumatisé. Puis, il s’est rasé le crâne sur un coup de tête parce qu’il devenait tout rigide en marchant comme si on l’avait ligoté sur un manche à balais. Maintenant il va chez Thierry. Il est complètement dépressif, il se plaint tout le temps, mais il est bien. Sinon le papa de Laurent va toujours chez Aldo.

 En dehors de cette passion qui nous consume pour les discussions capillaires, presqu’un débat philosophique lorsqu’on fait le parallèle entre les coupes de cheveux et la place de la famille dans la société, les petits Belges du Baron 5 sont super forts pour vendre leur ville d’adoption : Bruxelles. Enfin, tout dépend du point de vue. Vous voyez, je suis pour ne pas laisser trop de choix aux citoyens. Et en Belgique, je serais servie. Apparemment, le vote n’y est pas un droit mais un devoir. Littéralement. L’abstention y est punie par une amende sévère et une petite fessée (psychologique). De même, le non-respect des horaires de dépôt des ordures est sanctionné. En revanche, il n’y a pas de barrière d’oblitération des billets dans le métro. « Tu peux vivre ton métro comme tu le sens » sourient-ils. Julien va même jusqu’à dire que « C’est pas mal de pas toujours laisser le choix. Comme dans les groupes de rock ». Le suffrage universel dans un groupe n’est pas la meilleure des philosophies. Selon eux, il doit y avoir un leader, pas forcément toujours le même. Sauf que si on se lance dans une répartition équitable du temps de règne pour chaque membre, cela revient à une forme de démocratie. Et la démocratie, c’est un peu avoir le choix, non ?

Justement, la France, c’est supposé être le pays de la démocratie et de la liberté totale. Tu ne votes pas, c’est ton choix. Tu sors tes poubelles dans la rue trois jours avant le ramassage des produits toxiques, on s’en fout. Il y a tout de même un paradoxe, en l’occurrence dans le sujet qui nous concerne ici, c’est la limitation du son dans les salles de concert et la réglementation des nuisances sonores. C’est fou tout de même, on peut faire ce qu’on veut mais le bruit, non ce n’est pas possible. Une conclusion s’impose : Paris pas rock.

Sinon, ce soir Julien n’a pas mangé son couscous. Un jour aussi, il a rencontré Hélène Rolles au McDonald de Bruxelles. Elle avait les cheveux très longs et raides.

http://parisrocks.fr/pages/lebaron5.html

 


Review on the newspaper "Le Quotidien" - 05-03-2009

http://www.lebaron5.com/images/apos.gif Le Baron5 met la scène bruxelloise sens dessus dessous avec son rock brut, teinté de glam et d'electro.
Ce trio énergique veut faire danser les foules et mettre le feu aux pistes, grâce à une musique incisive où le synthétiseur trouve une place de choix. Attention, ça remue...

Lire l'article


Boutik Rock review by La Libre 23-02-2009

http://www.lebaron5.com/images/apos.gif Tendu comme Maximo Park, Le Baron5 éclate ensuite sur la scène de l’Orangerie. Une bonne surprise avec un claviériste, central au trio, qui martèle ses touches. L’enfant de Jarvis Cocker et d’un membre des Hives.

http://www.lalibre.be/index.php?view=article&art_id=483860